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mardi 2 janvier 2018

Cette nouvelle année qui commence, j'aimerais la dédier à l'amour.


Cette nouvelle année qui commence, j'aimerais la dédier à l'amour.

 Je vais demander à ceux que je sens ricaner et lever les yeux au ciel en se disant"quelle nunuche, celle-là", de bien vouloir quitter ma page discrètement, mon message ne les concerne pas.
A l'appellation condescendante de "bisounours", qui m'est donnée de manière récurrente, je préférerais celle de "cœur sur pattes", car les bisous ne sont pas à, mon sens, un gage d'amour. Je précise que l'amour auquel je fais référence, ne se borne pas à la passion, née de phéromones ou autres hormones du désir, qui, lorsqu'elle est partagée, nous renvoie, tel le miroir de Narcisse, notre propre image à travers les yeux de celui qui nous aime. L'amour, dont je voudrais vous parler, est celui qui nous brise le cœur quand l'autre a de la peine et nous remplit de bonheur quand on le voit heureux. L'autre, c'est n'importe qui, un inconnu, un voisin, un ami, un chat, un éléphant,un être vivant. Mon but n'est aucunement d'être moralisatrice. Comme bon nombre de mes contemporains qui ont reçu, comme moi, une éducation chrétienne, j'ai été assénée d' "aime-ton prochain comme toi-même", par des personnes qui n'étaient pas elles-mêmes en odeur de sainteté. Comment, en effet, accorder du crédit à ces paroles, lorsqu'elles sont prononcées par un prêtre( ce fut mon cas) dont les sermons du dimanche consistent à humilier ses paroissiens en public. Pourtant, cette phrase, si on l'exclut du contexte des dix commandements de la bible, est la définition même de l'empathie, ce mot à la mode, qui, au même titre que bienveillance, est souvent employé, mais rarement appliqué. L'amour, dont je vous parle, c'est aussi la tolérance, l'acceptation des différences, qu'elles soient physiques, mentales ou culturelles, sans jugement. Aimer l'autre c'est avant tout le respecter.

Alors, vous me suivez? 2018, année de l'amour?

lundi 1 mai 2017

Premier Mai



Pendant près de trente ans, le premier mai a été pour moi un jour travaillé comme les autres, dont la seule particularité était son côté lucratif. A une époque, révolue depuis longtemps, la direction gratifiait chaque employée présente ce jour là, d'un brin de muguet (Mais au fait, pourquoi seulement les femmes?). S'il m'est arrivé de recevoir de la part d'un passager attentionné le fameux porte-bonheur, jamais mon compagnon n'a cédé à la tradition et chaque premier mai, j'ai espéré en vain les petites clochettes blanches.

Ce matin, en allant faire mon footing à Cagnes sur mer, je pensais croiser des vendeurs à la sauvette et j'ai eu la surprise de n'en rencontrer aucun. Était-ce la pluie, tombée au petit matin, qui les avait découragés ou serait-ce interdit à présent? J'ai gardé le souvenir de ces ballades en forêt où nous allions cueillir le muguet du premier mai pour nous faire un peu d'argent de poche. Deux tréteaux et une planche sur laquelle nous installions notre récolte, Un seul brin entouré de feuilles suffisait et nous ne devions pas être trop gourmands car la concurrence était rude. Certains plus imaginatifs avaient repiqué les brins dans des pots, mais je ne suis pas sûre que les racines y étaient.


Je ne veux pas de ce muguet inodore cultivé sous serre à la seule fin d'être vendu le premier mai dans les grandes surfaces et chez les fleuristes patentés. Le bonheur, on a tous les jours de l'année pour se le souhaiter et quant au muguet, je vais en planter dans mon jardin et je le regarderai pousser.